DOSTOÏEVSKI, QUARANTE-CINQ ANS PLUS TARD...
"...je referme pour la deuxième fois de ma vie Crime et châtiment de Dostoïevski. Aux amateurs de romans psychologiques qui ne l’auraient pas lu, il vous manque peut-être la plus aboutie des œuvres du genre. Je ne le prétends pas avec la condescendance d’un professeur de littérature s’exprimant « du haut de sa hauteur », ni avec la prétention d’avoir tout lu, mais en tant qu’ami, avec la conviction sincère du bonheur que vous trouverez à sa lecture." Lire la suite
PETITE RÉFLEXION INSPIRÉE PAR LA SERVANTE ÉCARLATE
"Depuis un certain temps, j’ai pris l’option de favoriser la lecture d’auteures ou d’écrivaines – il paraît que l’on peut dire les deux -. Sans même savoir que La servante écarlate de Margaret Atwood faisait le buzz dans une série télévisée, je me suis lancé sans a priori et me suis laissé embarquer avec délice. Moi qui viens de mettre un point final à mon premier roman – avis aux amateurs, je cherche un éditeur – j’ai vu, page 242 de l’édition Pavillons poche chez Robert Laffont, clignoter le passage suivant. C’est tellement ça écrire: "Quand je sortirai d’ici, si jamais je suis capable de mettre ceci par écrit, sous une forme quelconque, même celle d’une voix s’adressant à une autre, ce sera encore une reconstitution, à un degré d’écart de plus..." Lire la suite
ADMIRATIF...ENFIN !
"Les deux dernières années de maturité – en France on dit baccalauréat – m’ont laissé des souvenirs peu glorieux de la littérature française. C’est qu’il fallait s’appuyer dix-huit livres imposés sachant que l’on n’en tirerait qu’un seul à l’examen final. J’admets certes que le choix qu’avaient effectué nos professeurs relevait de la plus grande des pertinences, mais quand on a dix-huit ans, on déteste se faire imposer quoique que ce soit. C’est comme ça !" Lire la suite
MON AMOUR POUR CHARLES-FERDINAND RAMUZ
"J’ai toujours aimé Charles-Ferdinand Ramuz. J’avais un peu plus de trente ans, lorsque mes parents connaissant cet amour, déposèrent de gros cartons sous l’arbre de Noël à mon attention: Les Oeuvres complètes, exemplaire no 207 d’une édition limitée à 500! Elles trônent depuis 1986 en maîtresses des lieux dans ma bibliothèque. A l’heure de balbutier mes débuts en écriture à l’âge de 65 ans, ces quelques notes rédigées par Ramuz alors qu’il n’avait que 22 ans ( « Fragments de Journal », 1895 – 1902) prennent une dimension nouvelle qu’il me tarde de partager avec vous :
7 avril 1897. – C’est un grand plaisir pour moi de prendre la plume et de me décrire à moi-même la situation de mes sentiments et de mes pensées, de faire le plan de ma vie de chaque jour, de dresser la carte des pays que je parcours en imagination, pour moi seul, car j’éprouve une étrange coquetterie à cacher mon monde intérieur à ceux qui m’entourent." Lire la suite